Momo, un jeune Arabe de quatorze ans, a été recueilli par une vieille prostituée juive, madame Rosa. Dans le quartier de Belleville où il erre à la recherche d'affection, il s'attache indifféremment à un chien, à un parapluie ou à des personnages pittoresques. Mais c'est dans les bras de madame Rosa qu'il trouvera l'amour qui lui manquait tant. Cette histoire singulière, servie par une langue savoureuse et des anecdotes cocasses, fut récompensée par le prix Goncourt en 1975.
" J'ai trouvé une idée merveilleuse.
je serai un homme de génie ", s'exclame Balzac au moment où il écrit Le Père Goriot. Il venait d'imaginer La Comédie humaine, ce cycle romanesque dans lequel les mêmes personnages réapparaissent d'un roman à l'autre. Il venait de créer un monde, le monde balzacien. Les plus beaux romans, dit André Maurois, sont des romans d'apprentissage. Les illusions de la jeunesse s'y heurtent au monde féroce et pourtant plein de délices.
L'amour devient coquetterie, la vertu s'achète, l'argent ruine tout. Seule la passion balzacienne, ici l'amour paternel, résiste, dévorante et implacable. Le Père Goriot est la clef de voûte d'une oeuvre géniale.
Un passionnant tableau de la vie rurale dans le Nord au XVIIIe siècle à travers la vie laborieuse de Mathilde, fille de paysans.
Depuis des siècles, la communauté paysanne mène une existence pénible, harassée de labeur, accablée d'impôts, de dîmes, souvent menacée par les famines et les pillages. Pour chaque paysan, les lendemains sont incertains. Mathilde a grandi dans la ferme familiale au coeur de cette humble paroisse de neuf cents âmes. En plus de ses corvées quotidiennes, elle doit subir les assauts du fils du seigneur tout-puissant du village.
Mais la jolie Mathilde ne cesse de l'éconduire elle s'est promise à Blaise, le fils du charron. Bientôt depuis Paris, la révolte gronde, un vent puissant souffle, chargé de colère. Des temps nouveaux s'annoncent et Mathilde aimerait croire en un monde meilleur pour elle et les siens...
Pendant la seconde guerre mondiale, les Japonais ont mis au travail des milliers de prisonniers anglais pour construire la voie ferrée de Bangkok-Rangoon.
Vivant symbole de la tradition britannique, le colonel Nicholson oppose à ses geôliers une résistance stoïque, jusqu'au jour où ceux-ci consentent à respecter les conventions internationales sur les prisonniers de guerre. Il se met alors à leur service pour édifier un pont d'une importance stratégique capitale. Mais les services spéciaux britanniques ont décidé de tout mettre en oeuvre pour faire obstacle à ce projet... Qui sortira vainqueur de cette lutte où l'idéal humain du " travail bien fait " s'oppose au patriotisme ? Cette oeuvre d'une rare vérité est l'un des " classiques " de notre temps.
Elle a inspiré l'un des plus grands succès du cinéma.
En sanglotant, Paulette s'agenouilla près de Michel.
Michel n'avait pas une parole, pas un geste, pas un cri, la bouche entrouverte, les yeux clos, inerte. Paulette, le visage ruisselant de larmes, regarda autour d'elle. La croix était là tout près, tachée de sang. Et soudain, au pied du buisson, elle vit une boule hirsute, un hérisson. Paulette n'avait jamais vu un hérisson de sa vie. Ses sanglots redoublèrent, elle se pencha éperdue sur le visage de Michel, le caressant, l'embrassant, l'inondant de ses larmes qui se mêlaient au sang rouge, et de longues minutes le tint serré contre sa joue.